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Le 11 mai, les citoyens serbes éliront leur Parlement lors d’élections anticipées. Des élections cruciales opposant, sur fond d’indépendance du Kosovo, les partisans d’une orientation géopolitique « européenne » aux défenseurs d’une politique extérieure plus indépendante. Le clivage se retrouve dans une certaine mesure jusque dans le choix de l’alphabet.

La langue serbe s’écrit traditionnellement en alphabet cyrillique depuis le XIXe siècle. Cependant, à travers les époques, l’écriture cyrillique a été de plus en plus concurrencée par l’alphabet latin, de sorte qu’aujourd’hui les deux alphabets cohabitent dans l’écriture de la langue serbe. Ainsi certains journaux serbes utilisent l’alphabet cyrillique, d’autres l’alphabet latin. Mais le choix de l’un ou l’autre alphabet n’est pas innocent. Pour preuve, des associations de défense du cyrillique ont vu le jour ces dernières années en Serbie pour lutter contre le progrès d’un alphabet latin porté toujours plus par la mondialisation. D’où l’intérêt pour un tour d’horizon des sites internet des partis politiques en compétition lors des élections du 11 mai, histoire de voir dans quelle mesure ils résistent à la mode de l’alphabet latin…

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Lancée par des milieux conservateurs alémaniques, l’initiative « Souveraineté populaire sans propagande gouvernementale » est rejetée par la gauche dans un accès d’hystérie anti-UDC. Sans se rendre compte que l’UDC, malgré son soutien de principe populiste à l’initiative, est trop consciente de ses intérêts pour souhaiter sincèrement le succès de cette dernière.

PRD, PDC, PLS, PEV, PS, Verts. Tous s’associent, dans un bel élan d’unanimité, pour rejeter l’initiative « Souveraineté populaire sans propagande gouvernementale », qui limite au strict minimum les interventions du Conseil fédéral dans les campagnes de votation fédérales. Mon parti cantonal a suivi cet élan, malgré quelques voix discordantes, dont la mienne. Mais les arguments avancés par les partis opposés à l’initiative, en particulier les partis de gauche, sont d’une pertinence douteuse.

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Avant même que la demande d’interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP) ait été jugée recevable par la Cour constitutionnelle de la République turque, le commissaire européen à l’Elargissement avait condamné la procédure au nom de la démocratie. Mais si interdire un parti est anti-démocratique et contraire aux valeurs européennes, comment la Lettonie par exemple a-t-elle pu adhérer à l’Union européenne ?

« Dans une démocratie européenne normale, ces sujets politiques doivent être débattus au Parlement et tranchés par les urnes, pas par les tribunaux. », dixit Olli Rehn, commissaire européen à l’Elargissement, à propos de la procédure d’interdiction en cours contre le Parti de la justice et du développement au pouvoir en Turquie.

Et pourtant, plusieurs Etats de l’Union européenne prévoient, et pratiquent, des interdictions de partis, voire répriment certains courants politiques, sans se voir reprocher quoi que ce soit par Bruxelles.

L’Allemagne a lancé trois procédures d’interdiction de partis politiques en cinquante ans, deux fois à l’encontre de partis d’extrême droite et une fois, en 1956, à l’encontre du Parti Communiste d’Allemagne fondé par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, d’ailleurs toujours banni sur le territoire des Länder de l’Ouest. Les trois partis interdits, s’ils n’avaient pas le poids politique que possède l’AKP en Turquie, disposaient pourtant d’une légitimité des urnes.

En Lettonie comme en Lituanie, il est interdit de se revendiquer communiste, a fortiori de fonder un parti politique communiste. Les communistes lettons ont été contraints de créer un parti crypto-communiste, le Parti socialiste de Lettonie, et se doivent d’adopter un profil bas dans la diffusion de leurs idées. Et des centaines d’individus sont interdits de citoyenneté lettone ou privés du droit d’éligibilité pour la simple raison qu’ils s’étaient opposés publiquement à l’indépendance du pays en 1991.

L’Allemagne a donc le droit d’interdire des partis politiques. La Turquie n’a pas ce droit.

La Lettonie a obtenu le droit d’adhérer à l’Union européenne tout en réprimant les opinions politiques de gauche. La Turquie n’a pas le droit de s’en prendre à l’Islam politique.

Selon que vous serez Lettons ou Turcs…

“Russes en Suisse: enquête sur une invasion”

Telle est la une de la feuille de chou d’Alain Jeannet cette semaine.

Imaginez un instant de remplacer dans cette phrase le mot “Russes” par “Albanais du Kosovo”, “Musulmans”, “Sud-Américains”, ou même “Polonais” ou “Allemands”… Proches ou non de la réalité, de tels titres renverraient immédiatement l’Hebdo dans la catégorie des journaux populistes, voire xénophobes et racistes. Les Russes n’ont pas cette chance.

Bien sûr, Alain Jeannet nous dira que l’immigration russe dont il parle est riche à craquer, fait tourner l’industrie du luxe, et ne mérite à ce titre aucune sympathie. On connaît le principe. On veut bien des immigrés exploités, sans droits, d’autant plus “utiles à l’économie” qu’ils sont contraints de fermer leur gueule. Beaucoup moins des autres.

Sans parler d’ailleurs des centaines de femmes russes et de l’ex-URSS contraintes de vendre leur corps dans les rues et les cabarets de notre pays, et qui apprécieront certainement assez peu de se voir renvoyer dans la catégorie de ces riches “envahisseurs russes”.

Bref, l’Hebdo est politiquement correct jusque dans sa xénophobie. Mais on s’en doutait.

A l’heure où l’arrogance étasunienne et européenne apparaît de plus en plus débridée, hier à propos du Kosovo, aujourd’hui à propos du Tibet, détournons un instant le regard. Que nous disent le Venezuela et Cuba?

Concernant le Kosovo, le Venezuela refuse toujours catégoriquement de reconnaître son indépendance. Son Président l’a réaffirmé lundi avec sa verve habituelle, affirmant que Hashim Thaçi était un terroriste installé au pouvoir par les Etats-Unis, et que l’indépendance du Kosovo avait pour but conscient d’affaiblir la Russie.

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Aujourd’hui, la gauche, même dans certaines de ses composantes « radicales », dénonce les privatisations et les libéralisations par la bande, en les attaquant sur leurs conséquences. Alors qu’il serait temps d’introduire dans le débat public la (re)nationalisation de certains secteurs de l’économie.

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L’Hebdo, dans son édition du 20 mars, consacrait un dossier à la question tibétaine. Plusieurs athlètes suisses y étaient interviewés sur l’éventualité d’un boycott des Jeux Olympiques. Parmi eux, Magali Messmer, ici particulièrement avisée:

“Je n’ai pas choisi l’endroit, j’ai choisi la compétition. Il se produit partout dans le monde des exactions qui sont condamnables. Si on boycotte chaque pays à cause de cela, au final on ne va nulle part. Dans une moindre mesure, si on suit cette logique, les footballeurs ne devraient pas venir en Suisse pour l’Euro à cause du secret bancaire.”

Effectivement…

Le texte suivant est une réponse à la tribune d’opinion de Pierre Claude, parue dans Gauchebdo le 14 mars

Dans sa contribution au débat sur un nouveau parti, Pierre Claude critique sèchement l’alliance « A Gauche Toute ! », à laquelle il reproche son « anti-libéralisme insipide ». Inscrivant l’orientation du POP Vaudois dans la continuité de l’expérience « A Gauche Toute ! », il croit voir dans cette dernière la dilution du parti dans le mouvement social.

Si cette position est loin d’être infondée, elle interprète cependant de façon erronée l’orientation du POP Vaudois adoptée au Congrès et oublie la variable du contexte politique auquel notre parti est confronté.

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Le POP-Jura Nord Vaudois condamne vivement les plans de restructuration de CFF Cargo SA, quelles que soient ses conséquences sur l’emploi dans le Nord vaudois. La création de 80 places de travail à Yverdon ne saurait compenser, encore moins justifier, la liquidation de centaines d’emplois à Bellinzone, à Bâle, à Bienne, à Fribourg. A Bellinzone en particulier les plans de restructuration de CFF Cargo impliqueraient inévitablement la fermeture des Ateliers CFF de la ville, pourtant pilier économique et social de la région de Bellinzone. Une fois encore, ce sont les employés qui sont contraints de payer pour la gestion catastrophique de leur direction et pour l’incurie du Conseiller fédéral socialiste Moritz Leuenberger.

Par ailleurs la fermeture des Ateliers CFF de Bellinzone, point stratégique sur l’axe Nord-Sud, ouvrirait un boulevard aux concurrents privés de CFF Cargo. Ce plan de restructuration est donc inséparable d’un processus de privatisation rampante du trafic ferroviaire de marchandises. A cet égard, il concerne tout le pays. S’y opposer, c’est aussi défendre le service public. A Yverdon comme à Bellinzone.

En même temps qu’il condamne les plans de restructuration de CFF Cargo, le POP-Jura Nord Vaudois exprime sa solidarité aux employés de l’entreprise concernés par les licenciements, et en particulier aux grévistes de Bellinzone et leurs familles qui résistent, courageux et déterminés, depuis plus d’une semaine aux plans de CFF Cargo.

Interview donnée à Jérôme Béguin pour Gauchebdo dans le numéro du 7 mars, concernant le projet de construction d’un nouveau parti de gauche combative:

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Le jeune président de la section Jura-Nord Vaudois Jean-Baptiste Blanc est à l’origine de la décision du POP de lancer la création du nouveau parti.

L’amendement qui propose la création d’un nouveau parti, et que vous avez rédigé, a été approuvé à une large majorité par le Congrès du POP. Vous attendiez-vous à ce résultat?

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